Comment analyser les données de recherche qualitative : guide étape par étape

Apprenez à analyser efficacement les données de recherche qualitative avec notre guide complet et facile à suivre. Améliorez vos compétences en recherche dès aujourd'hui !

KP

Kate, Praveen

December 6, 2023

Vous avez donc recueilli vos entretiens, terminé vos groupes de discussion, et vous êtes maintenant assis sur une montagne de texte brut. Quelle est la prochaine étape ? C'est là que la vraie magie de la recherche qualitative opère : transformer toutes ces données brutes — transcriptions, notes de terrain et observations — en insights authentiques et crédibles.

L'objectif principal de l'analyse qualitative est d'organiser et d'interpréter systématiquement toutes ces informations non numériques. Il s'agit moins de trouver une réponse unique et "correcte" que de tisser une histoire convaincante, étayée par des preuves, à partir de ce que vos participants ont partagé.

Préparer le terrain pour une analyse significative

Avant de pouvoir extraire l'histoire cachée dans vos données, vous devez d'abord en comprendre le langage. Considérez l'analyse qualitative comme un art d'interprétation. Vous explorez le contexte, les motivations et les récits qui se trouvent dans vos transcriptions. C'est un voyage de découverte, pas seulement une liste de contrôle procédurale.

Adopter le bon état d'esprit est essentiel. Je dis toujours aux gens de se considérer comme un détective rassemblant des indices, et non comme un scientifique menant une expérience stérile. Votre première tâche est de vous familiariser en profondeur avec les données — les légères hésitations dans la parole, les expressions qui reviennent sans cesse, les émotions juste sous la surface. Ce type d'immersion est ce qui sépare un résumé superficiel d'une analyse vraiment profonde.

Cette étape initiale exige également une préparation méticuleuse des données. Vous ne pouvez pas construire un argument solide sur des bases fragiles, et des transcriptions propres et bien organisées en sont la base. Si vous travaillez avec des entretiens, par exemple, obtenir des transcriptions parfaites est non négociable. L'utilisation d'un service fiable pour la transcription d'entretiens et de groupes de discussion peut vous épargner beaucoup de maux de tête et vous éviter d'interpréter mal quelque chose de crucial par la suite.

Fonctionnalités clés qui vous font gagner du temps

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Choisir votre méthode

Une fois vos données préparées et prêtes, il est temps de choisir votre approche analytique. La méthode que vous choisirez déterminera la manière dont vous interagirez avec les données et, finalement, le type d'informations que vous pourrez générer.

Il est important de se rappeler que l'analyse qualitative n'est pas toujours une ligne droite. Elle est souvent cyclique et itérative, où votre analyse précoce peut en fait vous renvoyer pour collecter plus de données.

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Comme le montre ce schéma, l'analyse n'est pas seulement la dernière étape. C'est une conversation continue avec vos données qui vous aide à affiner vos questions de recherche au fur et à mesure.

Il existe de nombreuses façons de découper les données qualitatives, mais la plupart des chercheurs s'appuient sur l'une des cinq méthodes principales : l'analyse thématique, l'analyse de contenu, la théorie ancrée, l'analyse du discours ou l'analyse narrative. Chacune a un objectif différent et convient mieux à certains objectifs de recherche.

Choisir votre méthode d'analyse qualitative

Ce tableau offre une comparaison rapide pour vous aider à déterminer quelle stratégie est la plus logique pour votre projet.

MéthodeObjectif principalIdéal pour
Analyse thématiqueIdentifier et rapporter des modèles (thèmes) dans les données.Répondre à "Quelles sont les idées communes ici ?" Très flexible et idéal pour les débutants.
Analyse de contenuQuantifier et compter la présence de mots ou de concepts spécifiques.Répondre à "Combien de fois 'soutien' a-t-il été mentionné négativement ?"
Théorie ancréeDévelopper une nouvelle théorie "ancrée" dans les données elles-mêmes.Explorer un nouveau domaine où peu de théorie existe et construire un modèle à partir de zéro.
Analyse du discoursAnalyser comment le langage est utilisé dans des contextes sociaux.Comprendre comment le pouvoir, l'identité et les normes sociales sont construits par la parole.
Analyse narrativeComprendre comment les gens construisent des histoires et donnent un sens à leur vie.Examiner les expériences individuelles à travers le prisme d'une histoire complète (intrigue, personnages, etc.).

Prendre le temps de choisir la bonne méthode dès le départ rend l'ensemble du processus plus structuré et gérable. Cela garantit que votre analyse aborde directement vos objectifs de recherche.

Aperçus clés pour les chercheurs

N'oubliez pas que l'analyse qualitative est itérative. Vos premières conclusions pourraient remodeler vos questions de recherche.

L'objectif n'est pas seulement de résumer, mais d'interpréter. Votre analyse doit répondre à la question "Et alors ?", expliquant pourquoi vos conclusions sont importantes et ce qu'elles signifient dans un contexte plus large.

En fin de compte, choisir le bon chemin dès le départ vous aide à transformer un amas complexe de textes en une histoire claire, ciblée et perspicace.

Préparer vos données pour l'analyse

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Une analyse fantastique n'arrive pas par hasard. Elle commence bien avant même que vous ne pensiez à appliquer votre premier code. Le vrai travail commence par la préparation méticuleuse de vos matières premières : vos transcriptions d'entretiens, vos notes de terrain et ces réponses ouvertes de sondage.

Considérez cela comme un chef qui fait sa mise en place. Tout doit être préparé et parfaitement organisé avant que la vraie cuisine ne commence. Réussir cette étape est non négociable si vous voulez des insights fiables.

Au cœur de ce processus se trouve une transcription précise. Cela peut sembler une tâche administrative, mais votre transcription est votre jeu de données principal. Un seul mot mal entendu ou une phrase manquante peut complètement déformer l'histoire d'un participant et vous faire prendre la mauvaise direction dans votre analyse.

Transcrire manuellement de l'audio est un travail lent et pénible – quiconque l'a fait le sait. Si vous êtes confronté à des heures d'entretiens, faites-vous une faveur et trouvez un outil fiable pour transcrire votre audio en texte gratuitement. Cela peut vous faire gagner des dizaines d'heures et vous donner un point de départ beaucoup plus précis. Mais rappelez-vous, une bonne transcription va au-delà des simples mots.

C'est plus que de simples mots sur une page

Une transcription basique vous donne le "quoi", mais une transcription vraiment riche capture le "comment". Une grande partie de la communication humaine se déroule dans les espaces silencieux entre les mots. Pour vraiment avoir une image complète, vos transcriptions doivent inclure plus que le simple dialogue.

Je m'assure toujours d'ajouter des annotations pour des éléments tels que :

  • Pauses significatives : Un long silence peut signifier n'importe quoi, d'une profonde réflexion à un malaise sérieux. C'est un indice.
  • Ton émotionnel : Notez les rires, les soupirs ou tout changement d'énergie vocale. J'utilise souvent des balises simples comme [la voix se brise] ou [parle plus vite].
  • Indices non verbaux : Si vous avez une vidéo ou si vous étiez dans la pièce, notez le langage corporel important. Un haussement d'épaules, un hochement de tête, se pencher en arrière – tout cela fait partie des données.

Ces petits détails ajoutent des couches critiques de sens qu'un simple fichier texte manque complètement. Un participant disant "Je vais bien" signifie deux choses totalement différentes s'il est suivi d'un rire plutôt que d'un soupir lourd.

Ma règle personnelle est la suivante : si cela semblait important sur le moment, cela appartient à la transcription. Ne remettez pas en question votre intuition pendant l'entretien ; ce sentiment viscéral est souvent votre première étincelle analytique.

Du chaos à la clarté

Une fois que vos transcriptions sont riches et prêtes, la prochaine bête à aborder est l'organisation. Il est facile de se sentir submergé lorsque l'on regarde potentiellement des centaines de pages de texte. L'objectif ici est de construire un système qui rend vos données accessibles, et non écrasantes.

Une stratégie simple mais incroyablement efficace consiste à créer un document principal ou une feuille de calcul. Pensez-y comme un inventaire de toutes vos sources de données. J'inclus des colonnes pour un identifiant de participant, la date, le type de données (entretien, note de terrain, etc.) et un bref résumé. Cela seul vous évitera de perdre la trace d'un fichier crucial.

La dernière étape de préparation, et peut-être la plus importante, est ce que j'appelle l'immersion dans les données. Cela signifie lire. Et relire. Lisez tout sans la pression de commencer à analyser. Laissez simplement les histoires, les phrases et les idées récurrentes vous imprégner. C'est cette profonde familiarité qui permet aux modèles de ressortir lorsque vous commencez enfin à coder.

Du texte brut aux codes exploitables

Une fois que vous avez passé du temps à vous immerger dans les données, il est temps de commencer à donner un sens au chaos. C'est là qu'intervient le codage – le processus de décomposition de tout ce texte brut en petits morceaux de sens étiquetés. Pensez-y comme à la création d'un index détaillé pour vos données ; chaque code est une étiquette qui capture une idée, un concept ou une émotion unique.

Le codage est vraiment là où l'analyse commence. C'est l'étape fondamentale qui vous mène d'une transcription dense et intimidante à un ensemble structuré d'idées initiales. Il ne s'agit pas seulement de résumer ; il s'agit de déconstruire systématiquement le texte pour en voir les éléments constitutifs.

Ce flux visuel montre comment vous pouvez passer du texte surligné aux codes initiaux, puis regrouper ces codes en catégories plus larges.

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L'infographie va au cœur du codage : repérer les déclarations significatives et attribuer des étiquettes qui les préparent au regroupement thématique.

Commencer avec une ardoise vierge

L'une des méthodes les plus courantes pour commencer est le codage ouvert, où vous commencez sans idées préconçues. Vous lisez simplement les données ligne par ligne et créez des codes basés sur ce qui ressort directement du texte. C'est un processus inductif, du bas vers le haut, parfait pour la recherche exploratoire lorsque vous ne savez pas encore quels modèles vous allez trouver.

Par exemple, si vous analysez des transcriptions d'entretiens sur la satisfaction au travail, vous pourriez trouver des codes tels que :

  • "Se sentir valorisé par la direction"
  • "Frustration face aux outils obsolètes"
  • "Collaboration positive au sein de l'équipe"

L'astuce est de rester proche des données, en utilisant les propres mots des participants ou des phrases descriptives simples.

Utiliser un cadre pré-construit

D'autre part, vous pourriez utiliser le codage déductif. Cette approche est vraiment utile lorsque vous avez déjà une théorie ou un cadre que vous souhaitez tester. Vous commencez avec une liste de codes prédéterminés, puis vous recherchez des preuves de ceux-ci dans vos données.

Imaginez que vous analysez les commentaires des clients en utilisant un modèle de service client connu. Vos codes initiaux pourraient inclure "Réactivité", "Fiabilité" et "Empathie". Cette méthode est beaucoup plus structurée et efficace pour confirmer ou contester des idées que vous avez déjà. Pour une analyse plus approfondie de l'application de ces techniques, notre guide sur comment analyser les données d'entretien fournit des exemples plus spécifiques.

Quelle que soit l'approche que vous choisissez, l'objectif est le même : créer un ensemble d'étiquettes cohérentes et significatives que vous pouvez appliquer à l'ensemble de votre jeu de données. Ce processus est rarement linéaire ; vous réviserez, fusionnerez et diviserez probablement les codes à mesure que votre compréhension s'approfondira.

Maintenir la cohérence de votre analyse

Au fur et à mesure que vous développez vos codes, il est absolument essentiel de créer un livre de codes. Il s'agit d'un document central qui définit chaque code et fournit des règles claires pour son application. Un livre de codes solide comprend :

  1. Nom du code : Une étiquette courte et descriptive (par exemple, "Contraintes de ressources").
  2. Définition complète : Une explication détaillée de ce que signifie le code dans le contexte de votre étude.
  3. Critères d'inclusion/exclusion : Règles spécifiques sur ce qui doit et ne doit pas être attribué à ce code.
  4. Exemple de citation : Un exemple clair tiré de vos données qui illustre le code en action.

Ce document devient votre étoile polaire analytique. Il garantit que vous (et toute autre personne de votre équipe) appliquez les codes de manière cohérente, ce qui rend vos conclusions beaucoup plus fiables et défendables. Il vous oblige également à réfléchir de manière critique à vos étiquettes et empêche la "dérive du codeur", où le sens d'un code change lentement au fil du temps.

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Découvrir les thèmes centraux dans vos données

Vous avez fait le gros du travail en codant vos données, créant ainsi un index détaillé de chaque idée présente dans vos transcriptions. Il est maintenant temps de prendre du recul. C'est la partie où vous passez de la simple étiquetage à une véritable interprétation, en reliant les points entre vos codes pour trouver les thèmes généraux et prédominants.

Il ne s'agit pas de trier proprement vos codes en tas. L'analyse thématique véritable est l'endroit où vous découvrez les relations et les modèles qui racontent une histoire captivante. C'est le moment où vos données brutes commencent à révéler des perspectives stratégiques puissantes.

Des codes aux concepts

La première étape réelle pour trouver des thèmes est de commencer à regrouper vos codes liés. Étalez-les tous là où vous pouvez les voir – je suis adepte des post-it sur un mur, mais un tableau blanc numérique ou une carte mentale fonctionne tout aussi bien. Mettez-les simplement en évidence et recherchez les codes qui semblent connectés ou qui pointent vers la même idée sous-jacente.

Par exemple, imaginez que vous analysez des entretiens sur le travail à distance. Vous pourriez avoir des codes tels que « fatigue Zoom », « manque de discussions informelles » et « difficulté à collaborer sur des tâches complexes ».

Chacun est une observation spécifique. Mais lorsque vous les regardez ensemble, ils commencent à former un groupe conceptuel plus large. Vous pourriez initialement appeler ce groupe quelque chose comme « Défis de la collaboration virtuelle ».

Honnêtement, ce processus est toujours un peu désordonné et vous y reviendrez plusieurs fois. Vous déplacerez des codes, créerez de nouveaux regroupements et renommerez vos groupes à mesure que vous aurez une meilleure compréhension des données. L'objectif n'est pas de le faire parfaitement du premier coup, mais de commencer à voir comment tous ces points de données individuels se relient à des idées plus grandes.

Visualiser les connexions

Parfois, le simple fait de regarder une liste de codes peut être assez peu inspirant. C'est là que les techniques visuelles peuvent changer la donne, surtout si vous essayez de comprendre comment analyser des données de recherche qualitatives de manière plus intuitive.

Deux de mes méthodes préférées sont le diagramme d'affinités et la carte mentale.

  • Diagramme d'affinités : C'est la méthode classique des post-it. Écrivez chaque code sur une note séparée et déplacez-les physiquement sur un mur ou un tableau blanc. Commencez à les regrouper en fonction de votre intuition, sans trop y penser. Cette approche pratique révèle souvent des connexions que vous manqueriez complètement dans une feuille de calcul.
  • Carte mentale : Commencez par une question de recherche centrale ou un code majeur au milieu d'une page, puis développez avec des codes et des idées connexes. C'est idéal pour visualiser les relations hiérarchiques, vous aidant à voir quelles idées sont centrales et quelles ne sont que des détails de soutien.

Ces méthodes visuelles vous aident à sortir de la pensée linéaire et textuelle pour penser de manière plus spatiale et créative.

Vos thèmes doivent faire plus que simplement résumer les données ; ils doivent les interpréter. Un thème solide a une narration. Il présente un argument ou offre un point de vue sur vos données, répondant à la question essentielle « et alors ? ».

Tester vos thèmes

Une fois que vous avez un ensemble de thèmes potentiels, vous devez être rigoureux avec eux. Un thème n'est aussi solide que les preuves qui le soutiennent. Pour chacun d'eux, posez-vous quelques questions critiques :

  1. Est-il distinct ? Ce thème capture-t-il une idée unique, ou se chevauche-t-il trop avec un autre ? S'ils sont trop proches, vous devrez peut-être les fusionner ou affiner vos définitions.
  2. Est-il bien étayé ? Pouvez-vous extraire plusieurs citations ou extraits de données convaincants qui donnent vie à ce thème ? Si vous avez du mal à trouver de bonnes preuves, ce n'est probablement pas un vrai thème.
  3. Répond-il à la question de recherche ? Chaque thème doit vous aider directement à répondre à vos objectifs de recherche principaux. Si ce n'est pas le cas, il peut s'agir d'une note de côté intéressante, mais ce n'est pas une conclusion centrale.

En remettant systématiquement en question vos thèmes émergents, vous vous assurez que votre analyse finale n'est pas simplement une collection d'idées aléatoires, mais une histoire cohérente et défendable, solidement ancrée dans vos données. C'est tout l'intérêt d'une analyse qualitative robuste.

Utiliser des outils modernes pour rationaliser votre analyse

L'image classique du chercheur qualitatif est celle d'une personne entourée de surligneurs et d'un mur couvert de post-it. Bien que cette méthode ait toujours sa place, le bon logiciel peut changer la donne.

Passer de l'analyse manuelle à des outils modernes ne consiste pas seulement à gagner du temps. Cela ouvre des façons entièrement nouvelles de voir vos données, surtout lorsque vous traitez un ensemble de données volumineux ou particulièrement complexes.

Les logiciels spécialisés d'analyse de données qualitatives (ou SAQD) agissent essentiellement comme un centre de commandement pour votre recherche. Pensez à des plateformes comme NVivo ou MAXQDA comme des établis numériques. Ils sont conçus pour vous aider à gérer des centaines de pages de transcriptions, à organiser des milliers de codes individuels et à visualiser les relations complexes entre eux. C'est là que vous passez du simple tri à la reconnaissance de modèles authentiques et complexes.

Choisir votre boîte à outils

Vous n'avez pas toujours besoin de sortir l'artillerie lourde. Pour les petits projets – disons une douzaine d'entretiens environ – une feuille de calcul bien organisée dans Google Sheets ou Excel peut être étonnamment efficace. Vous pouvez facilement configurer des colonnes pour les citations, les codes et les mémos afin de garder votre analyse initiale claire et simple.

Mais à mesure que votre ensemble de données s'agrandit, la valeur d'un logiciel dédié devient impossible à ignorer.

  • SAQD (NVivo, MAXQDA) : Ces outils sont conçus pour gérer d'énormes volumes de données textuelles, audio et même vidéo. Leur véritable puissance réside dans la liaison des codes aux thèmes, puis dans la connexion de ces thèmes aux données démographiques des participants. Cela vous permet de poser des questions complexes telles que : « Comment les managers et le personnel junior ont-ils parlé de l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée ? »
  • Plateformes basées sur l'IA : Une nouvelle vague d'outils intègre désormais l'IA pour aider à des tâches telles que la transcription automatique et même la suggestion de codes initiaux. Ils peuvent souvent repérer des modèles de haut niveau ou des tendances de sentiment que vous pourriez manquer lors d'une première passe manuelle.

Cette capture d'écran de l'interface de MAXQDA montre comment un chercheur peut voir une transcription, appliquer des étiquettes codées par couleur et visualiser l'intégralité de son système de codes dans une seule fenêtre.

La véritable magie réside dans l'intégration. Vos données, vos codes et vos notes analytiques vivent tous au même endroit. Cela crée une piste d'audit claire et défendable montrant exactement comment vous êtes passé des données brutes à votre interprétation finale.

Le meilleur outil ne remplace pas votre pensée critique – il la soutient. Les logiciels aident à gérer la complexité afin que vous puissiez vous concentrer sur la tâche unique de l'interprétation et de la création de sens, qui est propre à l'humain.

Intégrer l'IA et les éléments quantitatifs

Le rôle de la technologie dans l'analyse qualitative évolue constamment, et nous voyons de plus en plus de chercheurs combiner ce qui était autrefois des approches totalement distinctes.

L'une des évolutions les plus intéressantes est l'utilisation d'outils statistiques pour gérer et interpréter les résultats. Bien que la recherche soit fondamentalement non numérique, l'intégration de méthodes telles que les statistiques descriptives peut vous aider à repérer des modèles dans les données qualitatives qui ont des éléments quantitatifs. Par exemple, vous pourriez compter la fréquence de certains codes dans différents groupes de participants.

Et bien que notre objectif ici soit axé sur les méthodes qualitatives, l'exploration de domaines adjacents tels que l'analyse de données dans l'enseignement supérieur peut offrir de nouvelles idées sur la manière de gérer de grands ensembles de données avec des outils modernes.

En fin de compte, que vous utilisiez une simple feuille de calcul ou un logiciel d'IA avancé, tout commence par une transcription précise. C'est le fondement. Pour bien faire cela, consultez notre examen du meilleur logiciel de transcription de réunions pour trouver un outil qui correspond à votre flux de travail.

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Questions fréquentes sur l'analyse qualitative

Se plonger dans l'analyse qualitative soulève toujours quelques questions délicates, même pour ceux d'entre nous qui pratiquent depuis des années. Il est tout à fait normal de se débattre avec des sujets tels que les biais, la taille de l'échantillon et la méthode vraiment la plus appropriée. Abordons de front certaines des questions les plus courantes.

L'un des plus grands obstacles est notre propre subjectivité. En tant que chercheur, vous êtes l'outil d'analyse, ce qui signifie que votre propre perspective colore inévitablement la façon dont vous percevez les données. Essayer d'être un observateur complètement neutre est une bataille perdue d'avance. Le véritable objectif n'est pas un faux sentiment d'objectivité, mais la transparence.

J'ai pris l'habitude de tenir un "journal de recherche" pour chaque projet. J'y note mes hypothèses initiales avant même de commencer, mes réactions instinctives pendant un entretien, ou les idées qui me viennent en cours de route. Cette pratique simple m'aide à identifier mes propres biais afin de pouvoir les mettre consciemment de côté et me concentrer sur ce que les données disent réellement. Tout est une question de conscience de soi.

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Déterminer la taille d'échantillon appropriée

Une autre question que j'entends tout le temps est : "Alors, combien d'entretiens ai-je réellement besoin ?" Contrairement à la recherche quantitative, il n'y a pas de chiffre magique ici. La réponse est un concept appelé saturation.

Vous avez atteint la saturation lorsque vous continuez à collecter des données mais que vous n'entendez plus rien de nouveau. Les histoires commencent à sembler familières, les mêmes thèmes reviennent encore et encore, et vous avez le sentiment que vos catégories analytiques sont solides. Pour une étude très ciblée, cela peut se produire après seulement 12 à 15 entretiens. Pour un sujet plus vaste et complexe, vous pourriez en avoir besoin de plus.

Ne vous focalisez pas sur un nombre cible avant de commencer. Tout dépend de la richesse des données. Un entretien vraiment perspicace et approfondi peut valoir plus que trois entretiens superficiels. La qualité de vos participants et votre compétence en tant qu'intervieweur comptent bien plus que le décompte final.

Combiner différentes méthodes d'analyse

Enfin, les gens se demandent souvent s'il est acceptable de mélanger et d'associer différentes méthodes d'analyse. La réponse est un grand oui, tant que vous avez une bonne raison pour cela. Cette approche, connue sous le nom de triangulation méthodologique, peut sérieusement renforcer vos conclusions.

Par exemple, vous pourriez utiliser l'analyse thématique pour avoir une vue d'ensemble des modèles à travers tous vos entretiens, puis zoomer sur quelques transcriptions spécifiques avec l'analyse narrative pour approfondir les histoires individuelles.

Voici comment vous pourriez aborder cela :

  • Commencer large : Lancez-vous avec une méthode comme l'analyse thématique pour cartographier le paysage général de l'ensemble de votre ensemble de données.
  • Aller en profondeur : Ensuite, sélectionnez quelques-uns des entretiens les plus convaincants et appliquez une méthode plus ciblée, comme l'analyse du discours, pour examiner les détails subtils du langage.
  • Intégrer les conclusions : La dernière étape consiste à expliquer comment les perspectives de chaque méthode se soutiennent mutuellement, voire se contredisent, ce qui vous donne une interprétation beaucoup plus robuste et nuancée.

Combiner des méthodes ne consiste pas simplement à essayer tout pour voir ce qui fonctionne. C'est une démarche stratégique qui vous permet d'examiner vos données sous plusieurs angles, conduisant à des conclusions beaucoup plus crédibles et perspicaces.

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Comment analyser les données de recherche qualitative : guide étape par étape